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- 1er au 3 octobre 2026 - Krakow, Pologne - AligatorCon
- 13 et 14 novembre 2026 - Worldwide - DEATHCon
- 16 au 19 novembre - Rennes, France - European Cyber Week 2026
- 1 au 3 décembre 2026 - Ottawa, Canada - Forum inCYBER Canada
- I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle
Description
Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.
Le bossware au menu de la 19e collaboration
Pour cette 19e collaboration entre les balados Super citoyen et Polysécure, Catherine Dupont-Gagnon et Samuel Harper s’attaquent au bossware, ces logiciels de surveillance que les employeurs déploient sur les postes de travail. Accompagnés de Nicolas-Loïc, tombé tête première dans ce terrier de lapin, ils se demandent si votre patron est Big Brother. L’émission retrace l’évolution de la surveillance au travail, du simple contrôle de présence jusqu’aux outils prédictifs les plus intrusifs.
Un encadrement juridique plutôt protecteur
L’échange s’ouvre sur les assises légales québécoises et canadiennes. La jurisprudence, construite surtout avant la pandémie autour de cols bleus surveillés par caméras, alcotests ou GPS, repose sur un principe central, la proportionnalité de la mesure par rapport aux besoins réels de l’employeur. Les journaux d’événements de cybersécurité ont ainsi été jugés légitimes, puisqu’ils ne visaient pas une surveillance systématique de la performance. Les lois du travail, les conventions collectives et la Charte offrent une protection solide, allant jusqu’à faire écarter des preuves policières obtenues sans mandat. Les participants se montrent néanmoins inquiets du projet de loi C-22, qui pourrait éroder ces protections face à la surveillance gouvernementale.
De la surveillance ponctuelle au contrôle continu
Avant la pandémie, la surveillance tenait souvent à des moyens simples. Les travailleurs d’Uber et de Lyft étaient dirigés par application, les employés d’Amazon chronométrés au scanner, et les centres d’appels enregistraient les conversations. Catherine raconte qu’à son premier emploi, une caméra installée après le vol d’un écouteur a été retirée avant la pause du midi grâce à l’intervention syndicale, tant la mesure était disproportionnée. Côté technologique, la télémétrie existait, mais elle n’était exploitée que dans des enquêtes légitimes, autorisées par deux signataires, par exemple pour documenter un vol de temps. La cybersécurité surveillait d’ailleurs elle-même les équipes TI, un contrepoids jugé essentiel.
La ruée vers l’or de la surveillance
Le télétravail a tout changé, les échanges décrivant une véritable ruée vers l’or des solutions de surveillance, alimentée par la perte de confiance entre employeurs et employés et par l’insécurité de certains gestionnaires. Les logiciels actuels prennent des captures d’écran à intervalles réguliers, consignent la fenêtre active, mesurent le temps passé dans chaque application, déclenchent la caméra et savent même distinguer un mouvement de souris humain d’un mouvement mécanique. Brancher un KVM pour partager ses périphériques entre ordinateurs personnel et professionnel a déjà mené à des congédiements, une vigilance qui visait aussi à déjouer les fraudes de faux travailleurs nord-coréens.
Des outils contre-productifs
Nicolas-Loïc s’insurge contre l’usage de la cybersécurité comme prétexte à des tâches relevant des ressources humaines, comme la surveillance de la navigation web ou les keyloggers. Une méta-analyse publiée en 2023 montre que ces outils diminuent la productivité tout en augmentant le stress, l’épuisement professionnel et le roulement de personnel. Mesurer les frappes au clavier ou l’activité de la souris ne dit rien du travail créatif, rappelle Catherine, qui aime réfléchir allongée sur le plancher, souris immobile. L’analyse d’humeur par le ton de voix ou la reconnaissance faciale et la détection prédictive de menaces internes, façon Minority report, sont jugées disproportionnées.
Consentement et particularités québécoises
Samuel rappelle que le consentement occupe une place centrale au Québec, puis questionne sa liberté réelle quand l’emploi est en jeu dans une relation de pouvoir inégale. Les contrats rédigés ailleurs au pays posent aussi problème, leurs clauses, comme des interdictions de concurrence de cinq ans, ne tenant souvent pas devant les tribunaux québécois. Un récent scandale impliquant des détecteurs infrarouges destinés à vérifier la présence sur les chaises illustre enfin la quasi-impossibilité de refuser de telles mesures.
Une surveillance qui déborde du bureau
Les exemples cités élargissent le tableau. Whole Foods évaluait le risque de syndicalisation de ses magasins grâce à une carte de chaleur alimentée par une vingtaine de métriques, comme le temps écoulé depuis la dernière augmentation salariale. Des outils analysent les réseaux sociaux des employés, des magasins comme Guess filment la clientèle pour entraîner des modèles sans aucun consentement, et McDonald’s a enregistré des commandes au service à l’auto à la même fin. Le répertoire tenu par coworker.org recense une panoplie de ces produits.
Des humains derrière l’intelligence artificielle
Les participants rappellent aussi que beaucoup de ce qui se vend comme de l’IA repose en réalité sur des travailleurs sous-payés, souvent aux Philippines, qui transcrivent des appels parfois très sensibles ou visionnent des flux d’images. Ces personnes sont elles-mêmes lourdement surveillées et s’épuisent en quelques mois, ce qui soulève de sérieux enjeux éthiques.
Une normalisation dès l’enfance
Catherine relie ensuite ses travaux sur la violence technologique à la surveillance exercée par amour, quand les parents traquent leurs ados, puis par les écoles qui installent des logiciels espions sur les ordinateurs prêtés, certains directeurs pouvant activer les caméras à distance à l’insu des jeunes. Une génération ayant traversé la surveillance scolaire, la surveillance d’examens en pandémie puis le bossware risque de trouver tout cela normal. Nicolas-Loïc évoque le 1984 d’Orwell tout en gardant espoir, puisque l’humain semble disposer d’un seuil de tolérance, comme le montrent les langages codés élaborés sous les régimes autoritaires et les jeunes qui quittent les réseaux.
Pour la suite
L’émission se referme sur la surveillance entre individus, nourrie par l’omniprésence des caméras et la peur d’être filmé puis moqué en ligne. Ce thème, tout comme les lunettes connectées de Meta, est promis pour un prochain épisode. Le balado collaboratif est diffusé environ une fois par mois, notamment en direct sur Twitch.
Contributeurs
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| Nicolas-Loïc Fortin | Catherine Dupont-Gagnon | Samuel Harper |
Crédits
- Montage par Intrasecure inc
- Locaux virtuels par Riverside.fm
Tags: loi, prp, surveillance












