Parce que… c’est l’épisode 0x335!

Shameless plug

Description

Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.

Mise en contexte

Ce deuxième épisode du Cyber Barbecue poursuit l’analyse d’une simulation d’incident, cette fois sous l’angle des postes de travail et des serveurs, volet confié à Steve Lavoie. L’attaque est entrée par le web et l’équipe tente de comprendre jusqu’où les attaquants ont pivoté dans le réseau interne, avec des inquiétudes sur l’infection potentielle des serveurs. L’animateur précise que l’écoute du premier épisode est nécessaire pour saisir la mise en situation.

Investiguer à l’aveugle

Steve souligne que, dans ce type d’entreprise, le site web est souvent hébergé à l’externe et semble indépendant de la plateforme interne. Or, des preuves suggèrent des filtrations et un pivotage vers le réseau local. Il faut d’abord identifier cette piste, puis contenir l’incident en circonscrivant les postes touchés et les usagers concernés.

La question de l’inventaire revient rapidement. En l’absence de gouvernance, les employés utilisent parfois leurs ordinateurs personnels au travail, des cellulaires ne sont pas gérés et le périmètre devient immense, sans visibilité ni journalisation adéquate. Steve rappelle que la journalisation par défaut de Windows, limitée à 20 mégas depuis Windows 2000, est déficiente. On investigue donc à l’aveugle et, après une à trois semaines, les journaux ont rotationné et il ne reste plus rien à analyser.

Le MSP, prêcheur dans le désert ou chasseur d’ambulances

Un participant aborde le sujet des prestataires de services managés (MSP), souvent accusés d’être des chasseurs d’ambulances. Steve relativise en expliquant qu’avant l’incident, le MSP n’est qu’un prêcheur dans le désert qui répète ses recommandations depuis des années sans être écouté. Quand la crise survient, il passe pour opportuniste alors qu’il ramasse simplement les dommages qu’il avait avertis.

Un autre panéliste nuance en admettant que certains voient le nom d’une entreprise circuler sur le dark web et appellent ensuite pour offrir leurs services, ce qui s’avère dérangeant. Paradoxalement, lorsque l’entreprise a déjà un MSP, c’est lui qui détient l’inventaire le plus fiable et qui arrive en premier. L’animateur évoque l’achat de disques durs chez Bureau en Gros pour économiser quelques dollars, ce qui amène Steve à plaisanter sur le beau-frère du cloud.

Steve classe les relations client-MSP en trois niveaux, entre la confiance totale, les recommandations suivies à contrecœur et le MSP traité comme un plombier qu’on appelle quand la toilette déborde. Il arrive aussi que plusieurs prestataires cohabitent dans un même dossier.

Quand cesser l’investigation

Thomas Veynachter demande à quel moment s’arrêter de chercher et pouvoir redormir tranquille, d’autant que les recherches coûtent cher. Steve répond en invoquant l’honnêteté intellectuelle. Il faut expliquer au client ce qui a été trouvé, exprimer ses doutes et ses intuitions, puis chiffrer ce que coûterait l’obtention de preuves supplémentaires, souvent 10 à 20 heures pendant lesquelles le reste du dossier n’avance pas. C’est généralement là que le client décide d’arrêter et de basculer vers la remédiation plutôt que l’investigation.

Gouverner la crise et éviter le doigt pointé

Un participant insiste sur l’importance d’un gestionnaire de crise, capable de remettre chacun à sa place quand plusieurs prestataires veulent tirer la couverture de leur côté. Il rappelle que le symbole chinois de la crise signifie à la fois danger et opportunité.

Un autre intervenant note qu’un inventaire solide et une bonne visibilité facilitent le découpage du travail et permettent d’éviter le finger pointing. Steve ajoute que l’idéal est de convenir dès le départ qu’il faut travailler ensemble pour le client, quitte à ce que la faute revienne tantôt à l’un, tantôt à l’autre.

Un minimum vital d’hygiène numérique

Les échanges convergent vers une idée simple. On ne demande pas aux PME d’être parfaites, mais il y a un minimum à faire, comme lorsque le médecin recommande de manger des légumes et de courir. Un intervenant illustre le propos avec un incident où une demi-journée de cartographie du réseau a révélé un second accès internet oublié, par lequel le pirate entrait toujours.

Steve distingue la cybersécurité de la cyberhygiène et évoque un cadre de contrôles bien connu comme le strict minimum à mettre en place. Il rappelle aussi la réalité du propriétaire de PME, souvent un plombier qui aime la plomberie mais qui perçoit l’informatique comme une dépense qu’il ne comprend pas.

Couper et brûler ou investiguer

La question du moment où l’on coupe et où l’on brûle est soulevée. Pour une PME de 30 postes, il peut être plus rapide de sauvegarder les preuves, puis de tout réinstaller, plutôt que de chercher l’aiguille dans une botte de foin. Cependant, un participant exprime des préoccupations liées à la loi 25 et au RGPD, ainsi qu’au sort de recettes secrètes susceptibles d’avoir circulé, ce qui justifie parfois d’aller plus loin dans l’examen.

Les outils et la surveillance

La prévention passe d’abord par la gestion des mises à jour, l’hygiène de base et des mots de passe qui ont de l’allure. Vient ensuite le MDR, qui ajoute à l’EDR une surveillance humaine assurée par le MSP ou un partenaire, pour qu’une personne compétente intervienne en cas d’alerte. Sur la pertinence de séparer ces deux rôles, l’expert préfère ne pas rouvrir la guerre des MDR, mais souligne que les petits MSP ne sont pas structurés pour du 24 sur 7, alors que les pirates opèrent depuis d’autres fuseaux horaires.

Les conseils pour rebâtir

En conclusion, ce même expert recommande de suivre les recommandations de son MSP, puis de s’entourer d’un partenaire de confiance capable d’évaluer la maturité de l’entreprise, de prioriser l’essentiel et d’agir au besoin comme CISO ou CIO as a service. La prévention et l’hygiène de base restent les maîtres mots de l’épisode.

Contributeurs

Nicolas-Loïc Fortin Thomas Veynachter Dominique Derrier Cédric Boivin Martin Dubé Steve Lavoie Mickael Nadeau
Nicolas-Loïc Fortin LinkedIn Thomas Veynachter LinkedIn Dominique Derrier LinkedIn Cédric Boivin Martin Dubé LinkedIn Steve Lavoie LinkedIn Mickael Nadeau LinkedIn

Crédits

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Tags: edr, incident, inventaire, serveur