Parce que… c’est l’épisode 0x337!

Shameless plug

Description

Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.

Mise en contexte de l’épisode

Cet épisode poursuit la fiction des épisodes précédents de « Cyber avec vous ». La PME victime d’un incident de cybersécurité a éteint le feu et veut bâtir une structure plus robuste pour l’avenir. Plusieurs pistes ont déjà été explorées et la gouvernance est réservée pour la fin. L’entreprise, qui a eu très peur, dispose même d’un budget étonnamment confortable et veut valider que ses systèmes fonctionnent vraiment. L’épisode réunit Thomas Veynachter, Dominique Derrier, Cédric, Steve Lavoie, Mickael Nadeau et Martin Dubé, ce dernier agissant à titre d’expert en tests d’intrusion et autoproclamé spécialiste du poulet shawarma. Il explique comment le red team peut éprouver la solidité de l’ensemble.

Faut-il faire un pen test pendant un incident

La première question posée à Martin est délicate. Faut-il réaliser un test d’intrusion en plein incident ? Sa réponse est non, sauf si l’organisation ignore encore son point d’entrée mais détient des indices clairs d’un compromis. En général, un pen test se situe plutôt avant ou après un incident. Après l’incident, l’application web compromise mérite un examen attentif, car les causes restent tristement banales, notamment des logiciels non mis à jour, de mauvaises configurations ou un fichier de sauvegarde oublié à la racine du site, un classique encore très courant, tout comme le backup de la base de données laissé accessible.

Les fondamentaux qui fonctionnent encore

Martin insiste sur le pare-feu, un contrôle toujours efficace en 2026. Pour un site web, il suffit souvent d’ouvrir les ports 80 et 443 et de fermer le port 22, sans parler de la base de données. Un participant ajoute les règles de pare-feu en sortie, souvent oubliées. Les gens pensent au trafic entrant mais négligent le trafic sortant. Si un serveur n’a pas besoin d’aller surfer sur Netflix, il n’a aucune raison d’avoir une règle de sortie permissive. Martin note aussi que des reverse shells ne fonctionnent pas en présence de règles d’egress.

Le casse-tête de la visibilité en PME

L’animateur partage son expérience d’implantation du filtrage en sortie dans des PME. Quand on creuse les besoins réels, on découvre des employés qui utilisent WeTransfer, d’autres applications et même quelqu’un qui fait du BitTorrent. Le processus révèle vite l’absence d’inventaire, les gens faisant n’importe quoi comme administrateurs de leur poste. Imposer de la structure dans un petit milieu génère beaucoup de friction. Un participant renchérit en soulignant que plusieurs clients se ramassent chez le premier hébergeur bon marché en pensant que la sécurité viendra automatiquement avec le service.

Segmentation réseau et simulation assume breach

Martin aborde ensuite la segmentation réseau. L’attaquant a-t-il réussi à pivoter de l’application web vers le réseau interne ? Dans une PME sans DMZ ni règles de pare-feu, le scénario est plausible. Un test sur l’application web reste pertinent pour comprendre sa surface d’attaque. Un test interne peut aussi être utile en simulant un scénario d’assume breach, en partant du principe qu’un serveur est compromis, puis on vérifie si un attaquant pourrait devenir administrateur du domaine. Dans la fiction, l’équipe ignore si l’attaquant est allé jusque-là, mais on sait que des recettes et de l’information personnelle ont fuité. Aucune demande de rançon n’a été reçue et la recette du poulet est restée secrète.

La sécurité devrait venir par défaut

Martin exprime ensuite sa plus grande frustration face à l’industrie. Pourquoi la sécurité n’est-elle pas intégrée par défaut ? Lorsqu’on achète une auto, elle vient avec des coussins gonflables et des normes, sans qu’on doive y installer un EDR. En informatique, la défense demeure optionnelle, secondaire. Un participant prolonge l’analogie en rappelant qu’il existe un code de la route, un véhicule normé, des certifications et un examen de conduite obligatoire. Tout cet encadrement fait déjà mieux que le bordel informatique actuel.

Ce qu’est réellement un pen test

Un participant demande en quoi consiste un test d’intrusion. Un pen test applicatif explore les vulnérabilités web et les façons dont un attaquant pourrait exploiter l’application pour exfiltrer des données ou élever ses privilèges. Peut-on passer d’utilisateur de base à administrateur avec quelques pirouettes, exporter la base de données, exécuter des commandes, entrer dans le réseau interne et parler aux serveurs de fichiers ? L’objectif est toujours de démontrer un impact concret. La différence avec un VA, ou analyse de vulnérabilités, est fondamentale. Le VA balance la sauce, signale des vulnérabilités en surface et génère beaucoup de faux positifs, mais il ne démontre aucun impact réel.

Un levier de visibilité proactive

Un participant revient sur la visibilité. Un pen test réalisé de façon proactive devient intéressant pour exposer les points faibles et accélérer la résolution lors d’une future panne. Savoir qu’on avait déjà identifié certaines vulnérabilités change le discours et le plan d’attaque. Martin confirme que le test valide les points d’entrée que l’attaquant aurait pu prendre, mais permet aussi d’en découvrir d’autres qui pourraient servir plus tard, surtout pour une application web exposée à Internet.

Corriger les vulnérabilités après le test

Un participant pose ensuite la question qui tue. Une fois le pen test complété, que fait-on ? La réponse est sans appel. Si on fait un pen test uniquement pour des raisons de conformité et pour faire plaisir à l’auditeur, sans l’intention de corriger les bogues découverts, ça ne mène nulle part. Il faut corriger les vulnérabilités et les prioriser dans le temps, en s’attaquant d’abord aux plus critiques. On peut assumer certains risques, mais les enjeux critiques doivent être traités rapidement.

Recommandations finales

Pour clore, Martin résume en trente secondes l’importance des pen tests. Il faut en faire, mais comprendre que ce n’est pas le seul contrôle de sécurité. Un test d’intrusion crée de la visibilité sur ce qu’on possède, mais il ne corrige pas les problèmes à lui seul. Il faut aussi investir dans les bons vieux pare-feu et surtout dans le MFA, l’authentification multifacteur, qui change des vies et rend l’accès aux boîtes de courriel pleines de données beaucoup plus difficile pour les attaquants.

Contributeurs

Nicolas-Loïc Fortin Thomas Veynachter Dominique Derrier Cédric Boivin Martin Dubé Steve Lavoie Mickael Nadeau
Nicolas-Loïc Fortin LinkedIn Thomas Veynachter LinkedIn Dominique Derrier LinkedIn Cédric Boivin Martin Dubé LinkedIn Steve Lavoie LinkedIn Mickael Nadeau LinkedIn

Crédits

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Tags: incident, red