Parce que… c’est l’épisode 0x340!

Shameless plug

Description

Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.

Le parcours menant à la faillite

Jean-Philippe Racine débute dans le domaine en 2001, devient travailleur autonome en 2009, puis fonde CyberSWAT en 2015. L’entreprise croît rapidement, portée par la pandémie, jusqu’à compter 25 employés. Le marché change toutefois beaucoup dans les deux dernières années, entre la hausse des salaires, des ventes plus difficiles et les dépenses importantes dans le logiciel Protection C4. Les liquidités finissent par manquer et la faillite est déclarée à la fin août 2025, forçant des décisions difficiles.

Le rachat des actifs et de la marque

Pendant qu’il aide le syndic à liquider les actifs, Jean-Philippe s’interroge sur son avenir et constate qu’il aime toujours la sécurité, décidant de rester dans le service conseil auprès des PME. Vendre des actifs en faillite fonctionne par enchères et ressemble à la vente d’une maison sans garantie légale, ce qui en diminue la valeur. Les actifs sont séparés en deux lots, le premier comprenant la marque CyberSWAT avec son site web et ses articles promotionnels, le deuxième regroupant le logiciel Protection C4, ses clients et son code. Il rachète finalement les deux.

Racheter la marque évite de repartir de zéro, ce qui exigerait de reconstruire un site web, de changer les courriels et de recontacter tous les contacts. Chaque dollar dépensé réduit d’autant les dettes, un peu comme de l’argent de Monopoly. Cette période soulève aussi des questions d’identité, ne sachant plus comment se présenter, comme président ou comme consultant, mais il décide d’assumer son choix de garder le nom.

Un fil Reddit sur la faillite est apparu au moment des événements, et une recherche Google fait aujourd’hui ressortir ce post en deuxième position, ce qui exigera des efforts pour redresser la perception. Heureusement, les clients se sont montrés très sympathiques et humains.

Les propositions refusées et le recentrage

Durant sa période de flottement, plusieurs personnes manifestent de l’intérêt. Certains proposent de racheter le logiciel à condition qu’il s’implique personnellement, une firme lui offre de gérer une grosse équipe de sécurité et un autre scénario prévoit de redevenir coactionnaire avec un investisseur. Il se demande s’il veut se remettre cette pression. Son objectif passé de lever des fonds en capital de risque aurait exigé une expansion au Canada et aux États-Unis. Il réalise que ces objectifs ne lui ressemblent plus.

Le nouveau CyberSWAT adopte donc une offre plus restreinte, ne gardant que les éléments qui lui plaisent. Avec la croissance, l’entreprise avait intégré des services qui alimentaient la machine sans lui plaire. La faillite lui permet de faire le ménage et de retourner sur le plancher des vaches, en refaisant de la cybersécurité au quotidien.

Le poids du rôle de PDG

Jean-Philippe occupait aussi le rôle de coordonnateur de gestion d’incidents, appuyé par son équipe pour le volet technique. Il déterminait la portée des incidents et choisissait les intervenants, en collaborant avec des assureurs et des firmes comme KPMG. Cette responsabilité pesait lourd, avec la crainte constante qu’un incident survienne la nuit ou pendant les vacances, et l’équipe n’avait jamais atteint la masse critique pour déléguer ce rôle.

L’expérience de PDG lui apporte aujourd’hui une grande clarté sur ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas. Il constate qu’il est trop amoureux de la sécurité pour rester éloigné de l’exécution. Il recherche un meilleur équilibre de vie, notamment pour passer plus de temps avec sa fille, sans l’épée de Damoclès des incidents et des départs de joueurs clés.

Un virage vers l’intelligence artificielle

Le repositionnement demeure subtil. CyberSWAT se voulait auparavant un généraliste auprès des PME de 10 à 500 employés, grâce aux dossiers liés à la loi 25. Désormais, il concentre ses efforts sur deux pôles qui l’intéressent, soit la protection des renseignements personnels et des renseignements de santé, domaines qu’il connaît pour avoir travaillé sur les dossiers de la RAMQ et de Santé Québec. Il ajoute un volet intelligence artificielle, un intérêt de longue date qu’il n’avait pas le temps de cultiver comme PDG.

Pour concrétiser ce virage, il a obtenu avant les fêtes les certifications AAIA et AAISM d’ISACA, lui qui n’avait plus passé d’examen depuis plusieurs années. Les certifications ne font pas tout, mais elles lui servent de défi personnel, un peu comme réserver un voyage au Kilimandjaro pour se forcer à faire de la randonnée.

Le logiciel Protection C4 poursuit sa vie

Le logiciel continue d’exister et Jean-Philippe reprend son rôle de product owner, qu’il occupait déjà pour la première version. La firme qui assurait le développement a accepté de poursuivre, malgré les factures impayées perdues dans la faillite. Des clients existants continuaient d’utiliser la plateforme et de nouvelles ventes ont été réalisées depuis le rachat. Une bonne partie du travail relève de la configuration plutôt que du développement. Les défis restent réels avec la transformation des produits SaaS et l’évolution du cloud. Il tient à financer le développement avec son propre argent, et les nouvelles méthodes de codage assisté devraient permettre d’accélérer l’ajout de fonctionnalités malgré un budget limité.

Réflexions sur l’avenir du domaine

Plus actif dans la veille, Jean-Philippe constate que la vitesse des changements est fulgurante et que les métiers se transforment, au point qu’il a de la difficulté à imaginer son travail dans 24 mois. Il s’interroge sur l’avenir de la facturation à l’heure dans cinq ans, lui qui peut désormais offrir plusieurs services à forfait grâce aux outils d’intelligence artificielle utilisés de manière sécuritaire. L’animateur note que l’usage de l’intelligence artificielle demeure peu sécurisé dans plusieurs organisations, notamment avec les risques d’injection de prompt par des documents externes. La conférence complète sera disponible sur le site du Sécur.

Notes

Contributeurs

Nicolas-Loïc Fortin Jean-Philippe Racine
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Tags: faillite, seqcure