Spécial - Panel Bsides Montreal 2026
19 septembre 2026
Parce que... c'est l'épisode 0x351!
Vincetopia - Deux fois sur le métier remettez votre ouvrage
06 octobre 2026
Parce que... c'est l'épisode 0x350!
SéQCure - La sécurité appliquée pour les praticiens de l'IA
16 septembre 2026
Parce que... c'est l'épisode 0x34F!
Teknik - Série l'IA dans les CtF - BreizhCTF
11 septembre 2026
Parce que... c'est l'épisode 0x34E!
Actu - 04 octobre 2026
04 octobre 2026
Parce que... c'est l'épisode 0x34D!
Teknik - Série l'IA dans les CtF - FCSC
27 août 2026
Parce que... c'est l'épisode 0x34C!
SéQCure - Souveraineté Numérique - La réalité, au-delà des campagnes de peurs
11 avril 2026
Parce que... c'est l'épisode 0x34B!
Teknik - Sécurité de l'univers OT
11 juin 2026
Parce que... c'est l'épisode 0x34A!
Actu - 27 septembre 2027
27 septembre 2026
Parce que... c'est l'épisode 0x349!
Spécial - Sur l'équilibre à trouver en entreprise autour du "Do more with less" avec l'IA et l'enjeu de la taille des modèles de langage utilisés
19 août 2026
Parce que... c'est l'épisode 0x348!
SéQCure - Faut-il porter une toge pour vraiment protéger un secret ?
24 mars 2026
Parce que... c'est l'épisode 0x347!
Quand le pervers se cache dans les lunettes par Cyber Citoyen et PolySécure
15 septembre 2026
Parce que... c'est l'épisode 0x346!
Parce que… c’est l’épisode 0x346!
Shameless plug
- 22 septembre 2026 - Belgique - BE-Cyber
- 24 au 25 septembre 2026 - Belgique - BruCON
- 1er au 3 octobre 2026 - Krakow, Pologne - AligatorCon
- 13 et 14 novembre 2026 - Worldwide - DEATHCon
- 16 au 19 novembre - Rennes, France - European Cyber Week 2026
- 25 et 26 février 2027 - Québec, Canada - SéQCure 2027
- 9 au 11 mars 2027 - Lilles, France - Forum INCYBER - Europe 2027
- I.A. Café - Enquête au cœur de la recherche sur l’intelligence artificielle
- 16 novembre 2026 - Paris, France - CNIL - Convaincre ou manipuler ? L'éthique du numérique à l'épreuve des urnes
- 13 au 16 septembre 2026 - Montréal, Canada - MTL Connecte
Description
Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.
Une collaboration sur la surveillance du quotidien
Ce vingtième épisode collaboratif entre Cybercitoyen et Polysecure réunit Catherine Dupont-Gagnon et Samuel Harper autour des technologies de surveillance. La conversation part des lunettes connectées pour rejoindre les caméras domestiques, l’autosurveillance et les réponses collectives possibles face à cette collecte permanente de données.
Les Google Glass, ancêtres contestées
Sam retrace l’histoire des Google Glass, lancées en juin 2012 après un prototype pesant près de trois kilos. Réservées à 8 000 Glass Explorers prêts à débourser 1 500 $, elles deviennent publiques en avril 2014 avant d’être mises en pause dès janvier 2015, puis ressuscitées en 2017 en version corporative destinée aux usines. Surnommés les Glassholes, leurs porteurs faisaient face à une levée de boucliers générale. Les casinos, les salles de spectacles et les cinémas les bannissaient rapidement, invoquant la vie privée et la propriété intellectuelle. Des détournements créatifs ont tout de même eu lieu, dont un système d’exploitation alternatif avec reconnaissance faciale et un piratage par code QR.
Le marketing des lunettes Meta
Les Ray-Ban Meta débarquent dans un climat adouci. Des frictions subsistent, puisque l’agence ICE interdit à ses agents de les porter et que certaines douanes les saisissent, mais la répulsion paraît timide face à celle de 2014. Catherine attribue ce basculement au marketing. Jennie, anciennement de Blackpink, devient la première ambassadrice féminine des Ray-Ban Meta aux côtés de Kylie Jenner. L’ironie est vive, ces deux stars souffrant elles-mêmes de fans obsessionnels qui les filment à leur insu. Elle y voit une féminisation stratégique de la tech de surveillance, les adolescentes ayant toujours été leaders des tendances culturelles. En pratique, les usages observés en ligne restent surtout masculins et toxiques, du harcèlement filmé au contenu de type pick up artist tourné au dépens des femmes.
Une société saturée de captation
Catherine raconte qu’un fournisseur de son mariage a publié huit reels de l’événement sans son consentement, illustrant l’impossibilité de vivre une expérience sans être capté, par les caméras Ring des voisins, les vlogueurs ou les touristes. L’animateur observe des comportements d’inversion, des jeunes qui ne boivent plus aux partys de peur d’être filmés, ou des événements qui saisissent les téléphones à l’entrée, signe d’un ras-le-bol naissant. Il s’interroge sur l’appétit réel de cette production, qui semble surtout nourrir les algorithmes et les liens affiliés.
Les caméras Ring et la peur cultivée
Sam cite le Electronic Frontier Foundation, qui constate que les crimes violents diminuent alors que la peur du crime augmente. Les caméras de sonnette entretiennent ce climat en transformant chaque visiteur en suspect. L’animateur oppose la culture de la peur américaine, rappelée par Bowling for Columbine, à la surveillance britannique où les commerçants branchent leurs caméras au circuit policier pour réduire leurs assurances. Catherine ajoute que ces dispositifs filment la rue sans autorisation, que les conditions d’utilisation donnent aux forces de l’ordre un accès par défaut et que des moniteurs pour bébés ont déjà été piratés. Des centaines de départements de police américains entretenaient des ententes avec Amazon, qui poussait même les policiers à recommander ses caméras.
La violence technologique
Intervenant auprès de personnes en situation de violence conjugale, Catherine précise que l’arme principale n’est pas un logiciel espion exotique mais la caméra Ring d’Amazon, le Google Home, la géolocalisation, les AirTags et des bébelles de surveillance à caméra cachée. Ces objets vendus comme garants de sécurité deviennent des instruments de contrôle intime. L’animateur renchérit que la caméra ne procure qu’une illusion de sécurité, quand des cours d’autodéfense offrent une protection réelle.
Flock et la victoire du backlash
Le partenariat entre Flock et Amazon Ring, lancé avec une publicité au Super Bowl racontant le sauvetage du chien Fido par les caméras du quartier, a suscité un backlash si intense que l’entente fut annulée malgré l’investissement massif, épargnant un bond de plus vers la dystopie de la surveillance.
L’autosurveillance et la revente des données
Les trackers de sommeil et d’activité forment un autre versant de cet écosystème. L’animateur estime que le problème n’est pas la collecte en soi mais l’acheminement vers des centres de données américains, là où le rêve d’un assistant en vase clos, un JARVIS qui ne partagerait rien, se heurte au partage massif des informations. Catherine rapporte le cas d’un bracelet coûteux, environ 50 $ par mois, qui vend malgré tout les données à des tiers et collabore avec la police, y compris pour le suivi du cycle menstruel, dans des États où les soins de santé reproductive sont criminalisés. L’argument du « rien à cacher » tombe face à l’exemple soviétique, société où la surveillance totale nourrissait le cynisme et où chacun a besoin d’un jardin secret.
Le crédit social sans le nom
Catherine dresse un parallèle avec le crédit social chinois tant critiqué, alors que les données de la Fitbit, les assurances fondées sur la conduite, les prix dynamiques et le dossier de crédit reproduisent déjà cette logique, un mauvais score restreignant emplois, logements et opportunités. L’animateur cite les gig jobs, où Uber détecte le désespoir financier pour n’offrir que les courses les moins payantes, ou majore les prix quand la batterie du téléphone est presque morte. Bien des pratiques ne sont révélées que par des enquêtes journalistiques, comme les caméras de la STM pour traquer les flâneurs ou la caméra Flock installée par la SPVM sur le boulevard René-Lévesque.
Le fardeau de la compréhension
Sur la question de l’éducation contre la réglementation, Sam juge irréaliste de tout miser sur l’individu et réclame un cadre réglementaire strict. L’animateur propose un renversement du fardeau inspiré des lois sur les assurances au Québec, où une clause incompréhensible par le citoyen moyen est invalidée en cour, forçant les entreprises à des termes clairs. Catherine nuance en rappelant que les utilisateurs sont pris en otage des écosystèmes, qu’il s’agisse de vingt ans de souvenirs sur Facebook ou du tri de la boîte Gmail devenu tributaire d’une IA. Sam conclut qu’un mélange s’impose, des choix personnels éclairés, mais aussi le démantèlement des oligopoles et une réglementation de la collecte, car les dommages sont collectifs.
Contributeurs
|
|
|
| Nicolas-Loïc Fortin | Catherine Dupont-Gagnon | Samuel Harper |
Crédits
- Montage par Intrasecure inc
- Locaux virtuels par Riverside.fm
Tag: privacy












