Parce que… c’est l’épisode 0x009!

Préambule

Rien à signaler… Sauf mon (NLF) ventillateur qu’on entend trop bien.

Shameless plug

Description

Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.

Contexte de l’épisode

L’épisode s’ouvre sur un rappel des mesures sanitaires toujours en vigueur au Québec, alors que le reconfinement se poursuit. Se laver les mains et respecter la distanciation permettent de faire baisser la courbe et de préserver les places à l’hôpital pour ceux qui en ont vraiment besoin. L’émission annonce aussi la reprise du SÉCUR 2021 le 15 avril, formule reprenant l’édition 2020 annulée à cause de la pandémie, avec une invitation à s’inscrire en grand nombre.

SolarWinds et l’incident chez Microsoft

Vincent présente les développements de l’affaire SolarWinds. En décembre, un compte d’un membre du personnel de Microsoft a servi à des tentatives d’accès au code source, sans élévation de privilèges puisque les droits usurpés permettaient seulement de consulter, et rien n’a pu être extrait. Aucune donnée client n’a été touchée et l’enquête suggère un dommage collatéral lié à la compromission de SolarWinds.

Plus les investigations avancent, plus il semble que les malveillants étaient en place depuis longtemps. Même une entreprise investissant des milliards en sécurité annuellement est affectée, un signal fort sur la vulnérabilité des organisations plus modestes. Le CISA a révisé ses recommandations et demande aux organismes gouvernementaux américains de passer en mode forensic, soit une analyse approfondie des possibilités de fuite, car des preuves scellées et des courriels d’agences ont été divulgués. Un troisième kit d’attaque a aussi été découvert, Cisco ayant trouvé d’autres éléments. Interrogé par Vincent sur l’analyse de risque préalable aux enquêtes forensiques, l’animateur précise qu’il s’agit plutôt d’une analyse de l’événement, exigeant créativité et appui de la ligne de gestion.

Promutuel, deux mois après le début de l’incident

Un article de journal a révélé qu’une exfiltration de 15 fichiers aurait eu lieu et que ces fichiers se sont retrouvés sur le web obscur. Cela fait deux mois jour pour jour que les services en ligne sont inaccessibles, seules des lignes téléphoniques demeurent disponibles, ce qui fait mal aux états financiers et génère des dépenses imprévues.

L’animateur comprend l’immensité du travail des équipes de cybersécurité, espère que personne ne s’épuisera, et critique le manque de communication externe, les clients gagnant à connaître l’avancement du rétablissement. Il souhaite que l’entreprise tire des leçons, investisse aux bons endroits et partage publiquement son expérience afin que les organisations moins outillées en profitent. Vincent exprime son empathie, rappelant que la région de Québec compte plusieurs assureurs qui sont de bons employeurs, et que perdre une telle compagnie serait dommageable. L’animateur ajoute que les données des Québécois ont tellement fui qu’il faut changer d’attitude à l’échelle de la société, et que le législateur devrait ajuster les lois, le RGPD restant aussi un outil de chantage.

Communauto touchée par un rançongiciel

Durant le temps des fêtes, Communauto a été victime d’un rançongiciel ayant chiffré certaines données et causé une perte d’accès totale à certains serveurs. Aucune donnée de carte de crédit ni de paiement n’est concernée et la facturation a subi des retards sans être empêchée. Des données sensibles ont été exfiltrées, notamment des informations de trajet jugées confidentielles, mais aucune donnée client compromettante une fois agrégée ni aucun mot de passe n’auraient fui. Une firme a été embauchée pour accompagner l’entreprise.

L’animateur estime que ces entreprises à valeur sociale sont mal servies en cybersécurité et suggère du bénévolat pour les aider. Vincent s’interroge sur le mobile, Communauto ne semblant pas une cible évidente, peut-être une cible d’opportunité lors d’une vague d’attaques en décembre. L’animateur évoque des attaques mécanisées de type Emotet, où les malveillants drainent l’information, chiffrent tout et repartent, avant de revendre les données aux plus offrants. Il conclut qu’il faut cesser de pointer du doigt les entreprises et plutôt leur offrir des règles de bonnes pratiques minimales pour cheminer en cybersécurité.

Hygiène de sécurité en infonuagique

Selon des documents du CISA, le principal facteur menant à une brèche demeure une hygiène de sécurité insatisfaisante, ici au niveau du cloud. La pandémie a provoqué une migration massive et non organisée vers l’infonuagique, souvent sans analyse des conséquences de sécurité. Si les fournisseurs comme Microsoft, Google ou Amazon sont solides, la configuration des services consommés demeure la responsabilité du client. L’authentification à double facteur reste la mesure la plus rentable pour limiter les attaques, trop souvent contournée ou oubliée.

Vincent rappelle que plusieurs fuites provenaient de mauvaises configurations, souvent par manque de compétences, et conseille de vérifier le partage des responsabilités dans le contrat ainsi que les compétences internes. Maîtriser un fournisseur demande déjà du temps et de l’expertise, et en ajouter un deuxième accroît la dispersion des risques. La compétence en sécurité doit être présente, car il n’y a pas de raccourci. Vincent insiste sur la due diligence, soit l’adéquation entre obligations légales, politiques internes et services infonuagiques, et suggère de réunir tous les acteurs de l’entreprise autour d’une analyse de risque.

Apple et la fin de Flash

Chez Apple, suivant les travaux de plusieurs chercheurs, des exclusions ont été retirées de l’interface réseau de la nouvelle version de macOS. Les services Apple n’étaient plus soumis aux contrôles de sécurité de cette interface, ce qui permettait de contourner les protections. L’animateur recommande les outils d’Objective See pour sécuriser les Mac, ainsi que Little Snitch, un pare-feu applicatif utile contre l’exfiltration de données.

Enfin, Flash est officiellement désuet depuis le 1er janvier et plusieurs grands navigateurs cesseront de le supporter le 12 janvier. Ce caillou dans le soulier de la sécurité cumulait une panoplie de problèmes phénoménale, et le HTML5 rend désormais cette extension inutile. L’animateur rappelle que Steve Jobs avait publiquement enterré Flash il y a plusieurs années, provoquant un tollé, mais l’histoire lui a donné raison.

Notes

Contributeurs

Nicolas-Loïc Fortin Vincent Groleau
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Crédits

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Tags: apple, cloud, fuite, microsoft