Parce que… c’est l’épisode 0x01D!

Shameless plug

Description

Cette description a été faite à l’aide de GLM 5.3 Flash, à partir de la transcription qui a été effectuée par ElevenLabs Scribev2. Aucune vérification humaine n’a été faite. Si vous découvrez des erreurs ou des inexactitudes, vous pouvez m’en faire part afin que je procède aux modifications appropriées.

Présentation de l’invité et du sujet

Bruno Germain, architecte de solutions en sécurité et réseau chez VMware, offre dans cet épisode un état des lieux de l’architecture zéro trust. Sa conférence aborde un sujet qui a dérivé dans toutes les directions, les manufacturiers ayant surutilisé le terme au point de qualifier des appareils anodins de réfrigérateurs zéro trust. Sa présentation revisite d’abord l’évolution normative depuis le premier brouillon publié par John Kindervag, puis examine les difficultés de déploiement rencontrées aujourd’hui, avant de proposer des pistes sur la façon d’amorcer une implémentation.

Un paysage normatif fragmenté

Bruno Germain rappelle qu’une architecture zéro trust complète de bout en bout est extrêmement laborieuse, car elle exige de nombreuses composantes et intégrations. Les fournisseurs et intégrateurs, forts de leur spécialité dans des domaines précis comme la gestion des appareils mobiles, la gestion des identités ou la microsegmentation pour VMware, ont chacun proposé leur propre démarche dans leur champ d’expertise. Le processus s’est ainsi inversé. Plutôt que de partir de l’architecture générique pour ensuite chercher comment y raccorder tous les morceaux, les organisations partent des produits qu’elles détiennent et construisent une structure zéro trust partielle qui couvre au moins une section de leur environnement.

Les cadres génériques gardent néanmoins leur utilité. Forrester a surtout cartographié l’écosystème en répertoriant les acteurs du milieu, tandis que l’invité n’a pas vraiment analysé la mouture de Gartner. Le NIST garde par contre un avantage grâce au NCCOE. Ce deuxième groupe a pris la norme, l’a mise en application et a publié un document décrivant leur démarche, leurs choix et les problèmes rencontrés. Il s’agit, selon l’invité, de la seule approche descendante offrant à ce jour une véritable méthode d’application de la norme.

La microsegmentation comme point de départ

Du côté de VMware, l’innovation provient du software defined networking. Le plan de contrôle centralisé permet de gérer des fonctions réseau distribuées, d’installer des points de contrôle un peu partout dans un réseau et d’y pousser des politiques. Bruno Germain précise que VMware n’était pas à l’origine une entreprise de sécurité et que la microsegmentation est une conséquence du zéro trust. On ne peut pas l’implémenter sans être en mesure d’appliquer des politiques sur l’ensemble des services, des actifs et des usagers.

Il reconnaît toutefois une lacune par rapport au modèle du NIST. VMware n’offre pas la partie logique supérieure qui calcule un score de confiance et décide de laisser passer ou non une requête. L’entreprise maîtrise la couche inférieure d’application des politiques sur les services et les actifs, de manière distribuée, et l’ajout de Carbon Black permet d’étendre ce plan de contrôle aux appareils des usagers. Il manque par contre la logique décisionnelle qui s’assoit par-dessus pour trancher chaque accès.

Le scoring et le défi de l’interopérabilité

Le calcul des scores de confiance constitue un point de friction majeur. Chaque fournisseur possède sa propre échelle. Certains partent de 100 et déduisent des points à chaque critère manquant, avec un seuil de passage à 80, tandis que des fournisseurs infonuagiques additionnent des critères jusqu’à des scores de 500 ou 600, avec des seuils propres à chaque service. L’interfaçage des requêtes reste simple, mais représenter un domaine de confiance complet et déterminer si tous les services qu’il contient partagent le même niveau de confiance face à un autre domaine pose de réels problèmes. Il faudrait identifier chaque élément d’une zone de confiance avant de la traverser, et aucune implantation commerciale de cette capacité n’existe à ce jour.

Bruno Germain cite Chase Cunningham, pour qui la microsegmentation bien réalisée dans un modèle de moindre privilège constitue un excellent point de départ. Elle permet ensuite de progresser vers le zéro trust sans devoir raser les périmètres pour tout recommencer.

Fournisseurs infonuagiques et gestion des identités

Les fournisseurs infonuagiques avancent plus rapidement puisqu’ils maîtrisent l’ensemble de leur infrastructure, mais l’univers multinuage complique la portabilité entre le sur site et l’infonuagique ainsi qu’entre les fournisseurs eux-mêmes. Concernant l’identité, son intégration dépend du service. Les solutions de bureau virtuel à distance comme le VDI débutent naturellement par l’identification de l’usager, ce qui facilite l’intégration avec les produits VMware tels que Workspace One. Ce niveau d’intégration ne se transpose toutefois pas nécessairement chez Citrix ou Microsoft, et rien n’existe a priori pour créer ces liens.

Vers une normalisation par les API

Aucun consortium de fabricants n’a convenu de protocoles de dialogue entre leurs composants zéro trust, et Bruno Germain estime que les organisations restent largement laissées à elles-mêmes. L’espoir réside dans la normalisation des interactions par API, désormais courante pour les pare-feu, les IDS, la microsegmentation ou la gestion des identités. Cela laisse présager l’émergence d’un contrôleur zéro trust qui comprendrait, à la manière de plug-ins, les API de différents manufacturiers et traduirait sa logique décisionnelle dans le langage de chacun. Il nuance toutefois cet espoir en rappelant l’échec d’OpenStack, qui poursuivait exactement le même objectif d’interface uniforme masquant la complexité d’intégration. Il faudrait analyser les raisons de cet échec avant de s’orienter vers le même modèle.

L’émergence d’un zéro trust allégé

Une implémentation complète demande des spécialistes dans plusieurs domaines, allant de la gestion des usagers et des appareils à celle des communications et de l’analytique. Seules les organisations ayant les reins assez solides et un personnel qualifié suffisant pourront y parvenir. Bruno Germain prévoit donc un zéro trust allégé, un modèle simplifié où l’on accepte des risques assumés, en identifiant les points faibles, en y plaçant des contrôles compensatoires et en surveillant ces zones vulnérables au cas où une brèche serait exploitée.

Notes

Contributeurs

Nicolas-Loïc Fortin Bruno Germain
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Tag: zerotrust